
Poème d'Inauguration Sainte-Croix, le 1er septembre 2008 Vous devez être connecté pour poster un message.
Cher ruisseau disparu, ruisseau frais et limpide,
Ton souvenir,toujours, restera dans le coeur
De tous ceux qui, jadis, suivaient ton cours rapide,
tout en faisant à deux, des rèves de bonheur...
Tu n'était qu'agréable et tu deviens utile;
Tu portes au hameau la vie et la santé
Coule, frais ruisselet, coule clair et docile,
Au bout des noirs tuyaux, viendra la Liberté.
Tu fera le bonheur des braves ménagères,
Et tu refoulera l'élément destructeur,
Quand sur les toits brunis de nos vieilles
chaumières,
La flamme tentera d'exercer sa fureur...
C'est la loi du progrès; elle est inéluctable,
Loi d'en Haut qu'à forgée un pouvoir surhumain;
Qui résiste est broyé par ce bras formidable,
>
Il dirige, à son grés, l'homme dans son chemin.
Au progrès triomphant, tout doit céder la place.
Dans les vieilles cités, la campagne ou les bois,
Tout change et disparait, se détruit, se remplace,
Mais il ne reste rien des choses d'Autrefois !
Témoin de nos amours et de nos jeux d'enfants,
En te disant Adieu !... quel soupir nous échappe,
Car nous repensons tous, encore au bon vieux temps.
Sainte-Croix, le 13 novembre 1908
J.Junod-Jaccard
De la loi des hommes, tu t'es moqué.
Frais et limpide,
Du réservoir d'en haut,
Tu t'es échappé
Gai et rapide.
Tu était agréable et tu devient inutile;
Tu rapportait au hameau la joie de vivre et la santé.
Coule, frais ruisselet, coule à nouveau, clair et docile,
Au bout des noires ornières,
Reviendra la Liberté.
Jacqueline Paillard-Pernoux